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Archives mensuelles : octobre 2011

Lait de pistache maison

S’il est nécessaire ou, tout du moins, bien plus pratique d’utiliser un appareil adapté pour réaliser du lait de soja maison, il n’en va pas de même pour la réalisation d’autres laits végétaux. En effet, certains fruits secs, tels que les amandes, les noix de cajou, les noix de macadamia et bien d’autres, permettent grâce à une méthode très simple de donner un excellent résultat. Cette technique nous l’avions découverte grâce à l’excellent petit livre d’Anne Brunner intitulé « Laits et Yaourts Végétaux Faits Maison ». Il s’agit concrètement de passer les fruits secs préalablement réhydratés au Blender en ajoutant de l’eau. On a déjà vu bien plus compliqué.

C’est tellement ludique que toutes nos copines s’y mettent (si vous ne les connaissez pas encore, allez rendre visite à Famille Vegan, Végéta-LÖu et 100% Végétal). Et voilà ce que c’est que d’avoir des relations complices, on fini par avoir les mêmes idées au même moment. Nous avons voulu apporter une petite touche plus luxueuse en utilisant des pistaches qui apportent un goût d’une grande finesse et sort un peu de l’ordinaire. La petite note de sirop d’agave pourrait paraître optionnelle mais elle ne l’est pas car elle rehausse l’arôme délicat de la pistache et apporte encore plus de gourmandise.

Pour presque 1 litre de liquide

Temps de trempage : 1 nuit
Temps de préparation : 10 minutes

Ingrédients :

  • 120 gr de pistaches non salées bio
  • Eau de source bien froide (ici eau Celtic) ou filtrée
  • Sirop d’agave Bio (+/- 4 cuillères à soupe)

Préparation :

La veille, faire tremper les pistaches dans de l’eau de source.

Le lendemain, dans le Blender, verser les pistaches et couvrir d’eau de source ou filtrée. Ajouter à nouveau la même dose d’eau et mixer en arrêtant toutes les 10 à 15 secondes pour ne pas chauffer les pistaches. Recommencer jusqu’à ce que le lait soit fait.

Pour filtrer le lait de pistaches il existe deux méthodes, celle avec une passoire, pourvu qu’elle soit ultra fine sinon vous risquez d’avoir un lait moins fluide (la pulpe passera quand même au travers) et celle avec un sac à lait ou bien un vieux bas propre (ah bon ?).

Si vous utilisez une passoire, la poser sur un récipient et verser le liquide. La pulpe restante devra être remixée avec un peu d’eau. Vous aurez moins de pulpe dans la passoire car elle passe malgré tout au travers. Le liquide final sera donc moins fluide et légèrement granuleux.

Je vous conseille donc d’utiliser un bas car seul le liquide passe, du coup votre lait n’en sera que meilleur et bien lisse sans pulpe de pistaches. Pour ce faire, poser le bas sur un récipient (type bol du mixeur plongeant ou une bouteille en verre), verser le liquide par dessus et attendre qu’il soit totalement passé (ça peut prendre quelques minutes car la pulpe va bloquer un peu le passage). Presser le bas pour extraire le maximum de liquide. Récupérer la pulpe de pistaches et la re-mixer avec un peu d’eau il ne faut pas que l’eau recouvre la pulpe). Mixer et filtrer une dernière fois.

Note : Soit vous jetez la pulpe de pistaches (quel dommage), soit vous la gardez pour réaliser d’autres recettes. (Exemple : 1 banane + la pulpe + un peu de poudre de cacao ou de caroube, et tout écraser à la fourchette. Vous obtiendrez une espèce de purée qui sera très nourrissante en guise de petit déjeuner).

A ce stade, vous obtiendrez +/- 1 litre de lait aux pistaches.

Conserver dans une bouteille en verre, ajouter le sirop d’agave selon vos goûts et garder au frais.

Note : Cette technique est applicable pour tout les autres oléagineux : Noix de Grenoble, Noix du Brésil, Noisettes, Noix de Cajou, Cacahuètes (non salées bien entendu), Noix de Pécan, Noix de Macadamia, Graines de Tournesol, Amandes, Sésame, Graines de Courge…

Note : Il est impératif de toujours réhydrater les oléagineux que vous utiliserez et de les acheter bio bien entendu.

Conservation : 2 jours (pas plus)

Crackers Pizza

Vous souvenez vous de ces petits  biscuits apéritifs en forme de mini pizzas rondes…  Ils étaient assez gras mais avec un goût caractéristique de tomate et d’origan déshydraté et c’était bon, voir même addictif ! Eh bien, voici la version faite maison, non grasse et totalement crue ! Du moins pour ce qui est du goût, car pour la forme, autant aller vers quelque chose de moins kitch.

Pour ce faire, on va utiliser un accessoire totalement indispensable : un déshydrateur.

Le principe de la déshydratation est de garder le maximum de nutriments qui sont souvent tués lors des cuissons traditionnelles. Connu depuis bien  longtemps  dans le monde de la « rawfood » mais qui commence à trouver sa place chez tout amateur de cuisine créative et saine.

Une des premières choses qu’on explore lorsqu’on a un déshydrateur, ce sont les crackers. Ce sont des biscuits croquants, salés ou sucrés qui accompagnent agréablement les pâtes à tartiner au chocolat, purée d’amandes, guacamole, tartinables salés et bien d’autres selon l’imagination et pour varier les plaisirs. Le cracker est donc  le partenaire idéal pour apporter du croquant lorsqu’on a une alimentation crue, mais aussi pour épater les convives et leur faire découvrir d’autres saveurs savoureuses tout en restant fun ! On peut les décliner à l’infini. La base réside dans la magie du lin ou du chia qui sont des graines de mucilage (c’est-à-dire, qui vont donner une substance un peu gluante après trempage et coagulante au séchage). Ce qui sera très utile pour confectionner vos crackers. Ensuite viendront s’ajouter les ingrédients qui constitueront et agrémenteront vos crackers. Et ici c’est l’esprit  pizza qui règne !

Pour une dizaine de crackers crus

Temps de préparation : 5 à 10 minutes
Temps de séchage : 8 à 9h00

Ingrédients :

  • 60 gr de noix de Grenoble bio (trempées une nuit)
  • 60 gr de cacahuètes non salées bio (trempées une nuit)
  • 40 gr de lin bio (brun ou blond selon les préférences)
  • 45 ml d’eau
  • 20 gr de tomates séchées bio (coupées en 4)
  • 1 oignon bio (blanc ou rouge)
  • ½ cuillère à café d’origan séché
  • 1 cuillère à café de ciboulette fraîche hachée
  • 1 cuillère à café de basilic frais haché
  • Sel et poivre

Préparation :

Un jour avant, faire tremper les noix et cacahuètes dans de l’eau.

Le lendemain, retirer l’eau et verser dans le robot avec le lame en « S ». Mixer pour obtenir un concassé de noix/cacahuètes. Ajouter alors les graines de lin et mixer à nouveau pour les concasser également.

Ajouter l’eau, les tomates séchées et mixer afin d’obtenir une pâte épaisse.

Verser le tout dans un grand bol ou saladier, ajouter les oignons que vous aurez émincés au préalable. Mélanger le tout avec une cuillère, ajouter le basilic, l’origan et la ciboulette, saler, poivrer et re-mélanger le tout.

Sur une plaque du déshydrateur, mettre une feuille Teflex (ou papier sulfurisé) puis poser la pâte par-dessus. Étaler une première fois pour obtenir une galette épaisse et ensuite ajouter du film alimentaire par-dessus. Étaler à l’aide d’un rouleau sur une épaisseur de +/- 5mm. Retirer le film et, à l’aide d’une spatule, prédécouper vos futurs crackers. Mettre à sécher durant 1h à 60°C.

Ensuite, poser une autre plaque du déshydrateur par-dessus, renverser pour que la galette soit sur l’autre plaque et retirer la feuille de Teflex (si ça colle, passer un couteau non pointu entre la feuille et les crackers). Baisser la température à 46°C et laisser déshydrater durant 8h (en prenant soin de retourner les crackers à la 4ème heure).

Une fois les crackers bien croquants, couper le déshydrateur et laisser les crackers refroidir (il sont à peine tièdes après la déshydratation).

Garder dans une boîte hermétique et au frais pour une plus longue conservation.